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Le Petit Prince et le poids

Le Petit Prince et le poids
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Jocelyne, 52 ans, a toujours trop mangé. Son surpoids s‘est aggravé d’année en année, en raison d’une faim toujours grandissante. “Il faut que je comble un manque, une angoisse”, dit-elle. Même si elle ne comprend pas cette faim impérieuse, elle ressent bien le fait qu’elle est en train de combler un vide.
C’est une relecture du petit prince qui va ouvrir une nouvelle perspective à Jocelyne, et lui permettre enfin, de se libérer de son poids. Voici le récit d’une histoire qui démêle une autre histoire.

Lecture n°1 : apprivoiser le manque

C’est alors qu’apparut le renard :

  • Bonjour, dit le renard.
  • Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
  • Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
  • Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
  • Je suis un renard, dit le renard.
  • Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
  • Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

…- Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

…- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »

L’idée peut paraître originale, créer des liens avec le manque que nous ressentons. Comprendre d’où il vient, comprendre en quoi il fait partie de notre histoire, et combien il est important. Pour cela, il faut un peu de temps, du respect et de la patience, et quelques questions bien ciblées. Bien entendu, de but en blanc, ce manque qui engendre cette pulsion de faim semble complètement étranger, pourtant, il semble toujours avoir été là. Toujours, vraiment ? En questionnant Jocelyne, elle me confie qu’à 18 ans elle n’était pas si enveloppée, juste normale, mais plus grande que la normale. Elle ne voit pas quand sa prise de poids a commencé. Un point de départ précis resurgira très vite pourtant, il fallait juste attendre un peu, apprivoiser ce manque.

Lecture n°2 : de la patience

…- On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

  • Que faut-il faire ? dit le petit prince.
  • Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

Le langage peut être source de malentendus, surtout quand on a entendu de la bouche de nos parents « finis ton assiette », ou « tu m’inquiètes quand tu n’as pas d’appétit », ou encore « quand l’appétit va, tout va »… Comment connaître ce qui nous va bien ? Comment comprendre cette faim continuelle que nous ressentons ? Cette envie de se resservir, de profiter de tout ?
Bien sûr, Jocelyne a entendu tout cela, mais c’est un manque plus profond, plus important qui ne vient pas de son éducation. A force de bienveillance et de patience, sa mémoire lui revient doucement. Elle se souvient de son premier amour, et du douloureux passage de son premier avortement. Elle était tombée enceinte sans le désirer, et il n’était pas concevable ni pour sa famille ni pour celle de son petit ami que cela se sache. Pendant plus d’un mois, elle avait l’impression que tout le monde voyait sa grossesse, et cette IVG fut une véritable libération. Sur le moment en tout cas. Car Jocelyne a continué de grossir, puis s’est séparée de son petit ami, qui était devenu distant. “Si c’était à refaire, je le garderais” dit-elle, émue de découvrir l’importance que cet événement surgit de son passé semble avoir sur elle. Et elle comprend que cette tristesse qui ne s’est jamais exprimée, a grossi avec elle, qu’elle nourrit tous les jours un petit peu l’enfant auquel elle n’a jamais dit au revoir. Elle est avec lui consentement, grâce à son poids qui n’a cessé de croître au fil des années.

Lecture n°3 : je suis responsable de ma rose

Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…

  • Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.

Une fois apprivoisé, le manque devient compréhensible. Il est préférable de faire appel à un professionnel pour faire ce chemin qui n’est pas forcément naturel. Le chemin de l’autonomie est une histoire d’apprentissage, et la responsabilité de ses comportements en est la réalisation. Jocelyne doit devenir responsable de son manque, l’apprivoiser et l’intégrer autrement dans sa vie. Une fois la tristesse passée, elle choisit une date pour commencer à se libérer de ses kilos qui n’avaient plus de sens. Sa culpabilité, se dissipa peu à peu, et à la date décidée, elle prit le chemin de la santé. En prenant la responsabilité d’intégrer autrement cet épisode de sa vie, elle s’ouvrait à d’autres choix, d’autres possibles.

Effectivement, recréer des liens avec soi-même, c’est s’apprivoiser, se connaître et reconnaître ses blessures, prendre la responsabilité de les regarder autrement, en se souvenant, en les respectant, en les transformant.
Je vous invite donc à faire le point sur votre environnement, vos actions, vos croyances à votre sujet, sur votre poids, vos manques, et votre rapport à l’alimentation. Puis, de créer et de vous apprivoiser.

Apprivoisez votre faim et devenez mince.

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Praticien en psychothérapie et Médecine Traditionnelle Chinoise. Tel un restaurateur d’œuvre d’art, j’accompagne les personnes à révéler ce qu’elles ont de meilleur en elles.

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