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La peur fait-elle manger ?

La peur fait-elle manger ?
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Oui, la peur fait manger, et c’est tout à fait normal. Il serait vain de lutter contre ce fait pour espérer perdre du poids. Il y a des causes physiologiques, d’autres psychologiques et enfin des causes sociétales.

Impact de la peur sur la physiologie.

Quand la peur est ressentie, l’organisme augmente sa production d’adrénaline, les battements du cœur s’accélèrent, l’acuité mentale augmente, le corps se prépare physiquement à une réaction. Et tout cela, consomme de l’énergie, il est donc normal de ressentir de la fatigue et de la faim après une bonne frayeur. Et c’est le même processus pour les petites peurs de tous les jours, les angoisses auxquelles on ne prête pas attention. L’envie de grignoter est donc bien réelle. Certes, ce n’est pas satisfaisant, ça calme juste un moment, et encore.

« Laissez le pleurer, il faut le réguler ».

Dans nos premiers mois de vie, dès que la faim se faisait ressentir, cela générait un inconfort. Nos cris alertaient nos parents, qui, la plupart du temps, s ’empressaient de répondre à ce besoin. Puis il y a eu la mode de réguler les prises de nourriture du nourrisson, comme s’ils étaient tous identiques. Certains pédiatres conseillaient donc de laisser le nourrisson pleurer jusqu’à l’heure théorique de la tétée. Je vous laisse imaginer l’état de terreur dans lequel le nourrisson se retrouvait, ayant faim et maintenu dans cet état d’inconfort, impuissant, incompris, devenant, à son tour, un objet d’inconfort pour ses parents. Il est évident que certains nourrissons ont appris la peur d’avoir faim très tôt, et ont dû s’adapter pour ne pas en souffrir. Par exemple, faire des réserves pour la prochaine fois, se couper de la sensation de « vraie faim », prendre l’habitude de moins manger…

« Finis ton assiette ».

Les personnes qui sont nées juste après la guerre, c’est à dire entre les années 45 et 70, ont, pour la plupart, eu des parents qui, ayant vécu la guerre, ont été fortement marqués par cette période de famine. Pendant la guerre, on avait faim, on était rationné, il était très difficile de manger à sa faim pour la plupart des gens. Et donc, le fait de bien pouvoir manger, le fait de manger normalement, était un luxe. J’ai remarqué chez certains de mes clients, qui sont des enfants nés entre 45 et 70, qu’il y avait des phrases qui revenaient assez souvent par rapport à ce qu’ils avaient pu entendre quand ils étaient petits :“finis ton assiette”, “c’est toujours ce que les Allemands n’auront pas”, “pour une fois que tu peux manger à ta faim”, “il vaut mieux faire envie que pitié”.
Le fait de pouvoir manger, se resservir, était un signe de paix, le fait de pouvoir finir son assiette était un respect par rapport aux parents et grands-parents qui ne mangeaient pas à leur faim pendant toute cette période de guerre. Et, prendre du poids, pouvait être très rassurant par rapport au fait d’être bien portant, d’être en bonne santé. Être bien nourri était vraiment quelque chose de très important. C’est dommage, car l’enfant sait manger juste à sa faim instinctivement, il sait s’arrêter. Une étude a même montré que certains enfants laissaient un peu de ce qu’ils aimaient le plus dans leur assiette pour en avoir encore le repas suivant. Là encore, les adaptations vers un stockage sur « soi”, grâce aux bourrelets prennent naissance.

« Je ne veux manquer de rien ».

La peur de manquer. C’est encore une obsession des parents. Voilà nos petits partant pour l’école, avec un goûter pour la garderie du matin avant la classe, un encas pour la récréation, un bonbon pour le rassurer… Ce n’est plus un sac d’école, mais un mini-bar à sucrerie que certains emportent avec eux. Évidemment, cette peur du parent que son pauvre chéri ait faim, est transmise à l’enfant : “se pourrait-il que je manque ?”
Une des meilleures façons de rassurer Maman est, à coup sûr, de prendre quelques kilos, ainsi, elle sera vraiment rassurée. Il y a aussi des cas où il y a un manque, et pas forcément de calories, mais d’affection, de sécurité, de présence. Et quand le manque est comblé par les calories, cela devient un apprentissage de plus vers un surpoids certain.

L’ennui : la peur du vide.

Combien de personnes, fatiguées, sans motivation particulière, vont se mettre à grignoter pour s’occuper ? La peur du vide (l’ennui), demande à être comblée. Le manque d’intérêt en général, nous pousse vers le frigo. Là encore, ceci est un apprentissage. Nourri par la télévision, l’enfant a appris à avoir une attitude passive par rapport à son temps libre et à gober les programmes télés. Il n’a pas développé ses passions, trouvé ses envies et appris à faire par lui-même. Une fois adulte, il attendra de la même façon que quelque chose d’intéressant croise son chemin, et évidemment ça va être long, et lui donner faim.

Je me suis amusé à compter le nombre de situations qui ont débouché sur une compensation par la nourriture pour combler une peur. Je me suis arrêté à 280, en 25 ans d’observation de patients en cabinet. Donc oui, nos peurs, quand elles sont détournées, nous font manger de façon inutile, car nous ne sommes pas rassurés pour autant. Dites-vous bien ceci : vous avez fait de votre mieux avec ce que vous aviez lorsque vous avez appris ce comportement. Manger vous à permis de traverser un bon nombre de situations douloureuses. À cette époque, c’était ce que vous pouviez faire de mieux, bravo, belle adaptation. Aujourd’hui révisez vos stratégies, faites-vous aider pour comprendre vos réactions et trouvez en vous d’autres comportements plus adaptés, vous avez de nouvelles ressources, vous avez grandi. Nourrissez-vous de vos expériences, et faites de nouveaux choix. Vous trouverez bien d’autres moyens de vous rassurer et de combler vos besoins. Il est temps de vous féliciter pour ces solutions temporaires et d’en trouver d’autres, vous le pouvez aujourd’hui, vous êtes autonome.

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Praticien en psychothérapie et Médecine Traditionnelle Chinoise. Tel un restaurateur d’œuvre d’art, j’accompagne les personnes à révéler ce qu’elles ont de meilleur en elles.

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