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Digestion : comment fonctionne notre appareil digestif ?

Digestion : comment fonctionne notre appareil digestif ?
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La digestion, c’est la transformation des aliments pour les rendre assimilables par notre organisme. Les nutriments absorbés vont permettre de fournir à notre corps de l’énergie.
Mais comment se passe la digestion ?

La digestion commence dans la bouche

La bouche est le lieu de la gustation, de l’insalivation (pénétration des aliments par la salive) et de la mastication.
Les aliments, par leur odeur et leur aspect, nous ouvrent l’appétit et déclenchent la salivation. Leur mise en bouche s’accompagne aussitôt d’une analyse gustative, car sur notre langue, il existe des papilles spécialisées, capables de reconnaître quatre saveurs fondamentales : l’amer, l’acide, le salé et le sucré.
Les aliments sont découpés et mastiqués par nos dents. Les incisives et les canines coupent, et les prémolaires et les molaires broient les plus petits morceaux ainsi obtenus. L’insalivation provient des sécrétions arrivant dans la bouche à partir de glandes : les parotides (derrière la branche montante du maxillaire inférieur), les sous-maxillaires et les sublinguales. La salive contient de l’eau et des électrolytes dont la concentration est stimulée par le repas. Elle est basique (pH alcalin) grâce aux bicarbonates. Elle contient aussi une lipase et surtout une amylase qui commence l’attaque des amidons et du glycogène qui se poursuit dans l’estomac et l’intestin grêle. La sécrétion salivaire est réflexe et permanente, mais elle s’arrête la nuit.

La déglutition

La déglutition se fait en deux temps. Le temps volontaire qui consiste à former une bouchée que la langue pousse en haut et en arrière vers le voile du palais. Et le temps réflexe qui correspond au moment où la bouchée est propulsée par les muscles constricteurs du pharynx vers l’orifice supérieur de l’œsophage qui s’ouvre et la recueille. Pendant cette étape, le pharynx remonte, le larynx est obstrué et la respiration cesse. Ensuite, ce sont les ondes péristaltiques œsophagiennes (contractions musculaires) qui font descendre la bouchée, ces ondes sont imperceptibles. La partie juste avant l’entrée dans l’œsophage comprend un anneau musculaire appelé muscle constricteur inférieur de l’œsophage, dont le rôle est de s’opposer au reflux de liquides gastriques acides venant de l’estomac.

La digestion se poursuit dans l’estomac

L’estomac est animé d’ondes de contraction qui malaxent et fluidifient le contenu gastrique et le font avancer vers le duodénum. Celui-ci comporte un puissant sphincter qui ne se relâche que par intermittence, ce qui permet de faire durer la malaxation. Dans l’estomac, il y a différentes  sécrétions importantes : l’acide chlorhydrique qui abaisse le pH vers 1. Le pH est le plus acide environ 2h après les repas et la nuit où il n’y a pas de sécrétion salivaire. L’estomac sécrète également un mucus qui forme une couche de protection pour la muqueuse gastrique. Ce mucus et l’alimentation neutralisent l’acidité. Et la pepsine, qui commence l’attaque de certaines protéines en milieu acide, comme l’albumine, la caséine…
Les évacuations gastriques sont séquentielles, l’estomac module l’expulsion du bol alimentaire selon les capacités en aval. Le séjour suffisamment prolongé des aliments dans l’estomac les amène à la température du corps, prépare la digestion qui aura lieu dans l’intestin grêle et stérilise le mélange par l’acide chlorhydrique.
Le pylore, région de l’estomac, a pour rôle de faire passer la nourriture partiellement digérée de l’estomac vers le duodénum. Il régule la vidange de l’estomac par petite quantité grâce à un puissant sphincter. Il laisse d’abord passer les liquides puis les solides et ceux-ci selon la taille des morceaux. Les plus gros séjourneront plus longtemps dans l’estomac. Ce temps est également variable selon la catégorie d’aliment. Un jus de fruit y restera entre 10 et 20min, il faudra compter 30 à 50min pour les légumes et 1h30 à 2h pour les  légumineuses, 30min à 1h pour les poissons, 1h30 pour le poulet sans la peau à 5h pour le porc. Les enzymes des sucs digestifs comme la pepsine, la chymosine et la lipase, vont découper en partie les molécules des différents aliments, jusqu’à obtenir une bouillie que l’on appelle le chyme. Une fois la bouillie ou le chyme obtenu, il va être déversé dans le duodénum.

Le carrefour duodénal

Le duodénum joue un rôle important dans la digestion, il a un mouvement de péristaltisme automatique, il peut encore brasser les aliments et les faire avancer. Les sécrétions duodénales neutralisent l’acidité émise par l’estomac. Dans ce petit segment digestif, on a l’absorption de nutriments, dont à peu près 50 % des glucides ingérés, le quart des lipides, mais très peu de protéines. C’est aussi une zone importante d’absorption du calcium et du fer.
Au niveau du duodénum, il y a plusieurs sécrétions digestives importantes :
-La bile, fabriquée par le foie, de pH basique. Elle émulsionne les graisses en milieu aqueux.
-Les sécrétions pancréatiques, de pH alcalin, ce qui neutralise l’acidité du bol alimentaire provenant de l’estomac et permet l’action d’enzymes ne pouvant travailler qu’en milieu alcalin. Le pancréas fournit des enzymes puissantes qui participent à la digestion des protides, lipides et glucides.
-L’amylase pancréatique, beaucoup plus active que l’amylase salivaire, qui agit sur l’amidon et le glycogène en produisant des dextrines, du maltose et du glucose.
-La lipase pancréatique
-Les protéases pancréatiques

L’intestin grêle : jéjunum et iléon

L’intestin grêle mesure 6 à 7 m de long. Il est muni d’une enveloppe musculaire à contraction autonome (péristaltisme). Les muscles circulaires internes malaxent le bol alimentaire, les muscles longitudinaux externes assurent des ondes de contractions linéaires qui le font avancer. La vitesse de progression est ajustée à la teneur chimique du bol alimentaire. Les sécrétions d’eau et d’électrolytes sont également ajustées de façon à fabriquer un contenu intestinal liquide isotonique au plasma (de même pression osmotique). Le Jéjunum, première moitié du grêle, fait l’essentiel du travail d’absorption digestive. Il est formé d’une muqueuse formant des villosités, qui sont des replis qui tapissent la paroi interne de l’intestin, dont l’extrémité supérieure est hérissée de microvillosités (fins prolongements cellulaires). Grâce à ces replis la surface de contact entre le bol alimentaire et la muqueuse est démultipliée. Ici de nombreux enzymes achèvent la digestion des nutriments qui vont être absorbés pour passer dans la circulation sanguine. L’iléon, deuxième moitié de l’intestin grêle sert notamment à l’absorption des sels biliaires et de la vitamines B12.

Le côlon ou gros intestin

Le colon est pourvu d’une puissante musculature autonome qui se contracte de façon circulaire et linéaire. Ses ondes péristaltiques vont faire avancer les déchets. La fonction digestive du côlon est de récupérer l’eau et les électrolytes, et de laisser les bactéries coliques achever la digestion des résidus fibreux. L’iléon déverse des matières liquides dans le colon qui seront absorbés. La muqueuse du côlon ne contient pas d’enzymes. Elle sécrète du mucus dont la consistance favorise le glissement des selles. Le colon est riche en bactéries. Les fibres végétales, hémicellulose et cellulose, qui sont des glucides peu ou pas digestibles au niveau de l’intestin grêle, font le régal de la flore bactérienne et entraînent la libération de gaz. Une fois les selles formées, elles arrivent au niveau du rectum, ce qui provoque une surpression  et va déclencher l’envie de déféquer. L’expulsion se fera au niveau de l’anus.

Conclusion

La digestion est une succession d’étapes, qui peut durer plus de 24h, au cours desquelles il peut y avoir des dysfonctionnements qui peuvent entraîner différents troubles. On peut avoir des remontées acides si le sphincter fonctionne mal, une digestion difficile et longue en cas de mastication insuffisante, des diarrhées en cas de mauvaise réabsorption de l’eau au niveau intestinal, de la constipation si on a le côlon “paresseux”, c’est à dire pas assez de mouvements péristaltiques pour faire avancer les selles… Il faut être attentif aux différents troubles que l’on peut ressentir pour en trouver la cause. La digestion nécessite également une mobilisation d’énergie importante, d’où le petit coup de pompe que l’on peut ressentir après un gros repas.

 

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Diététicienne diplômée, coach nutritionniste, diététicienne en Médecine Traditionnelle Chinoise, formée à la méthode Switchform depuis plus de 8 ans, franchisée Switchform à Grenoble. "Prendre soin de soi, ça s’apprend !"

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